[Commentaire] Homophobic Fecalphiliac – Sadistic Thoughts of a Serial Killer (clip)

Petit commentaire sur la track et le clip.

Alors Homophobic Fecalphiliac c’est un groupe de slam death (t’avais pas deviné ?) californien créé en 2014. Ils ont sorti début 2015 un EP de plutôt bonne facture bien qu’étant relativement bas du front, et s’apprêtent à sortir leur premier album, signé chez Rotten Music, le 1er juillet 2016. Celui-ci se nommera Sadistic Thoughts of a Serial Killer, un titre assez sobre et pas très recherché à mon goût (je sais pas les gars, faites des efforts pour chercher des noms plus fun !). Et le clip dont je vais parler en est le trailer.

BOOM ! Dès le premier plan, un headshot, alors que le morceau n’a même pas commencé. On remarque par la suite que touuuuuut le clip se compose de scènes gore en tous genres, sûrement tirées de films pour la plupart, des headshots, des boyaux, des nuques hachées, et bien d’autres ! C’est fun, mais c’est dommage qu’ils n’aient pas cherché à raconter un truc, certes le clip va bien avec le titre et le style joué, mais peut devenir répétitif. Quoique c’est peut-être une stratégie, car on a ici une alternative aux clips habituels avec un scénario ou ceux avec uniquement le groupe qui joue. Donc au final, c’est pas si mal.

Quant à la musique, le slam death pratiqué est assez basique mais fonctionne, bien qu’on aie vu mieux: les riffs ne sont pas très originaux, les slams ne pas des plus lourds,… N’empêche que la track a le mérite d’être là.

Conclusion: un clip fun mais pas très recherché, avec une track fun mais pas très recherchée. J’adhère à 90%.

Le clip est ici !

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Les chroniques des potos #1: Alkpote et Butter Bullets – Ténébreuse Musique

La Ténébreuse Musique, chronique d’un album provenant tout droit des tréfonds des Enfers.

Pour la p’tite présentation du projet, la Ténébreuse Musique c’est le fruit de la collaboration entre le génialissime  Alkpote (le seul rappeur qui s’habille en nazi pour faire un clip dans les bois) et de la non moins génialissime bande de sales gosses insolents Butter Bullets composé du MC Sidisid et du beatmaker Dela dont j’te conseille vivement d’écouter l’album Memento Mori sorti l’année dernière qui est tout simplement excellent et qui n’est pas si loin de l’ambiance de ce projet qu’est la Ténébreuse Musique.
Le délire de la « Ténébreuse Clique » a pu prouver son potentiel dès 2013 avec le morceau sobrement intitulé « Chien ». S’en suivra d’autres feats (dont le monstrueux « Prêt pour la guerre » présent sur l’album Memento Mori cité plus haut) ne faisant que renforcer l’envie d’avoir un album commun entre les deux partis. À force de se faire harceler par les auditeurs, les gars ont fait une campagne KissKissBankBank. La clef pour accéder à ce merveilleux (potentiellement) album ? 10 000 € . Tu t’doutes bien que si aujourd’hui j’écris dessus c’est qu’ils ont réussis à récolter l’argent nécessaire pour produire le projet (d’ailleurs va faire un tour sur la page de la campagne et regarde donc les contreparties, tu verras à quel point ces mecs peuvent aller). Bon, c’est parti pour le royaume de la crasse.

Après un morceau d’introduction pas forcément mauvais mais pas forcément inoubliable non plus, voilà qui arrive « 32 PPK » qui fait référence à la fameuse rumeur comme quoi Hitler se serait suicidé avec ce modèle de pistolet populaire chez les allemands de cette époque (si tu vois c’que je veux dire…). À mon humble avis, c’est réellement à partir de ce morceau que l’album débute vraiment. Clairement tout ce qu’on était en droit d’attendre de la Ténébreuse Musique est là. Des textes bien mongols comme il faut en passant par l’instru bien sombre qui donne un côté malsain au truc. TOUT est là, et on est même pas encore à l’apogée de l’album qui arrivera un peu plus tard mais on en parlera au moment voulu.
Les feats sont de très bonne facture, mention spéciale pour « No Limit » feat Hamza, le nouveau prince de la trap mongol, allez écouter son projet H24 si vous aimez Young Thug ou même si vous ne l’aimez pas, allez l’écouter, c’est un ordre. Le seul morceau en featuring qui ne m’a vraiment pas transcendé, « Petit Coeur » avec K-Luv et aussi très certainement le seul morceau de l’album que je n’aime pas spécialement.
Il y a deux morceaux instrumentaux, toujours produit par Dela (bien qu’il n’ai pas produit tout l’album), où le mot « ténébreux » prend tout son sens. Plus particulièrement sur le deuxième morceau où il y a quelque chose de mystique au niveau de l’ambiance.
Notons également le morceau « Méga Pute » avec un solo d’Alk dans un délire qui lui est propre, un texte totalement pété avec des enjaillements qui rentrent TRÈS facilement dans la tête (pu-pu-pu-pute / salope salope salope salope salope), bref, une piste extrêmement efficace.

Comme je l’ai dit plus haut, l’atmosphère générale de l’album est vraiment malsaine, et s’il y a bien UN morceau du projet qui pourrait être le synonyme de « perfection malsaine » dans le dictionnaire, c’est bien le beau, le grand, le magnifique « L’île de l’incantation ».
Tu pensais que 32 PPK serait le meilleur morceau de l’album ? Et ben détrompe-toi, parce que là nous n’avons pas affaire à un simple titre, c’est bien au dessus de ça. Appelle ça comme tu veux, un hymne, un verset de la bible satanique, peu importe tant que c’est quelque chose de fort.
J’exagère ? Écoute ne serait-ce que la somptueuse prod (de Dela) avec un côté triomphant voir épique et ose me dire que ce morceau ne mérite pas sa place dans le panthéon des meilleurs morceaux de tous les temps. Dois-je vraiment vanter les lyrics quand on sait qu’Alkpote et Sidisid posent sur la prod ? Bon, évidemment qu’il n’y a aucune phase à jeter, l’intro va te rentrer dans la tête, le refrain, le texte d’Alk est bien débile comme à son habitude (c’est pas un défaut, hein) mais ma partie préférée de L’île de l’incantation reste le couplet de Sidisid : destructeur, une annihilation sur tous les côtés de ton cerveau, « est-ce que tu sens l’ogive ? » comme il le dit si bien. Typiquement le morceau qui ferait parfaitement office de bande son au jour de l’Apocalypse.

Personnellement, c’est, à mon sens, le meilleur album de rap et le projet le plus intéressant depuis des années, voir depuis des millénaires. Un album totalement à part dans le paysage du rap et, qui plus est, excellent. Donc évidemment que je t’ordonne d’aller l’écouter sur-le-champ.

Cette chronique vous a été présenté par @Blackcoreux.

Écouter Ténébreuse Musique sur YouTube

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“Encore un comeback !?”

Je suis de retour après deux mois d’inactivité !

Deux séries d’articles sont à (re)venir. Je vais faire participer mes amis dont je partagerai les chroniques dans une série entièrement dédiée à ça. Cela me permettra de varier le style d’écriture, le style musical, et aussi de sortir plus de contenu.
MAIS en plus, je vais reprendre News From The Moshpit ! Eh oui, cette série de news thrash metal me manquait.
Je ne promets rien mais je vais faire de mon mieux pour tenir ces deux séries, pourquoi pas continuer Digging The Underground, et créer de nouveaux concepts.

C’était la petite mise au point, un article suivra rapidement celui-ci, car on s’y remet de suite !

Fast’Chronique n°1

-Yo ! Ici Fast’Chronique, livraison à domicile de chroniques écrites à chaud, que voulez-vous commander ?
-Je voudrais un album de pop-prog metal aéro-mélodique, dans un menu “chronique pas trop longue”, s’il vous plaît.
-Ce sera tout ?
[…]

VOYAGER – V (2014)

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Voyager est un groupe australien roulant sa bosse depuis son premier album en 2003, quatre ans après sa formation. Ici, on parlera de V, le cinquième album, sorti indépendamment en 2014. Il dure presque 55 minutes et se compose de 13 titres.

Dès les deux premiers titres, que je trouve assez répétitifs (ceci étant la seule remarque négative de la chronique), Voyager nous dévoile un metal mélodique et progressif, beau et positif, avec une voix pop/easy listening. L’ensemble est aérien notamment grâce à ce chant clair et aux claviers.
Le troisième titre nous fait entendre la basse qui apporte du groove, les riffs sont hyper positifs, on trouve aussi un passage polyrythmique, témoignant d’une technicité parsemée intelligemment. De plus, le morceau met en place une diversité qui s’étale tout au long de l’album. Car la ligne directive de la mélodie est respectée mais Voyager s’en écarte pour éviter la linéarité et rester efficace sur la longueur. De ce fait, on trouvera trois morceaux qui font respirer l’album pourtant déjà facile d’écoute comme le morceau acoustique (au piano) “Summers Always Come Again”. On remarque également quelques rares variantes vocales: féminine sur “A Beautiful Mistake”, gutturale ou même autotunée sur “Orpheus”.
À cela s’ajoutent quelques passages plus énervés, comme les riffs des pistes “You, The Shallow” et “The Domination Game” qui sonnent metal moderne, ou le break final de “It’s A Wonder”.
Le synthé ne se fait pas oublier et maintient la musique aérienne sur bon nombre de titres.

V est un album facile d’accès et facile d’écoute, agréable car léger, et qui tient sur la longueur grâce à sa légèreté teintée de diversité.

[Dossier] Discharge et son influence

/!\ Après relecture et une remarque, je me rends compte que l’article n’est pas complet (notamment au niveau des origines, fin 70/début 80) et qu’il est mal écrit. Il subira donc des modifications dès que possible. /!\

Il y a quelques mois est sorti le single “New World Order” de Discharge annonçant la sortie d’un album après leur signature chez Nuclear Blast, après 39 ans d’existence, bien que le groupe ait fait deux pauses de quelques petites années. C’est quand même très respectable ! Surtout que le groupe a eu une certaine influence depuis tout ce temps, et c’est ça qu’on va étudier aujourd’hui.

Tout d’abord, si vous ne connaissez pas Discharge, sachez que c’est le groupe qui a inventé le d-beat en 1980 avec un triplé de singles suivi de l’EP Why? l’année suivante, puis a popularisé ce style tout frais en sortant l’album Hear Nothing See Nothing Say Nothing en 1982. Pour résumer leur discographie (riche en compilations principalement): en 1977 sort une démo purement punk, suivi donc de son d-beat qui a su fédérer les fans de hardcore. Ces derniers sont bien étonnés en 1986 lorque sort l’album Grave New World, qui propose un son…glam metal. Ouais, Discharge, ou comment refroidir tes fans. On y sent un soupçon de punk mais c’est vraiment pas suffisant. S’en suivent deux albums de heavy/thrash d’une qualité aussi discutable que GNW puis une pause entre 1999 et 2002. Et enfin, le retour ! Avec Discharge, le groupe revient sur ses racines d-beat, pour les perpétuer, sur l’album suivant en 2008, et jusqu’à aujourd’hui.

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En premier lieu, parlons du très grand nombre de groupes dont le préfixe est dis-, ou dont le suffixe est -charge. Quelques dizaines de minutes sur un groupe Facebook consacré au d-beat et au raw punk m’ont suffi pour en trouver et les ajouter à mes connaissances. Et plutôt que de vous faire un vieux name-dropping claqué façon Metalliquoi (OOOOOH) je vais vous parler de quelques uns d’entre eux.
Citons premièrement le groupe japonais Disclose formé vers 1992, qui en plus de reprendre la police d’écriture de Discharge sur le logo de quelques albums, sonne comme eux, mais en plus crade, gueulard et distordu et se qualifie de “d-beat raw punk”. Voici l’album Tragedy (1994) qui illustre bien mes propos. Le groupe semble avoir splitté en 2007 suite à la mort du chanteur/guitariste Hideki Kawakami (RIP 1992 – 2007).
Parlons ensuite de Discard. Utilisant également la police du groupe idolâtré, ces suédois sonnent raw également, mais leur musique est plus rapide, et le chant est plus rauque et parfois quasiment death metal. Normal, c’est ça la Suède début ’90 !

Ten Minutes Past Midnight

Dans le monde du crust, on a aussi les espagnols de Dishammer qui envoient un son crust/thrash/metalpunk, un groupe qui a duré cinq ans (2006-2011) et qui a surtout sorti Vintage Addiction en 2008. Il y a Disfear, le groupe suédois avec le chanteur d’At The Gates au même poste, créé en 1989 et toujours actif visiblement. Du d-beat crust. Everyday Slaughter (1997)
Après, on peut évoquer la scène metal extrême avec les groupes mexicains Disterror et son death/crust/… et Discum, plus brutal au niveau du chant. Au Portugal il y a Disthrone, qui a une approche black metal.
Ensuite en vrac on a le one-man band français de raw d-beat Displode, le groupe de “d-beat rural punk” espagnol Distrabe, les sud-africains de Brafcharge… Enfin bref, allez sur cette chaîne YouTube ou celle-ci et vous en verrez encore d’autres ! Même des groupes qui n’ont de Discharge que la police du logo, car il en existe aussi: FinalBloodBath, Bömbärdeo, Warvictims ou encore Besthöven.

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Ensuite, il est intéressant de savoir que des groupes de genres multiples ont fait une reprise de Discharge. On en trouve de la part de Carpathian Forest, Apokalyptic Raids, Crusher, Metallica, ou encore NuclearHammer, Nunslaughter et Demonical sur un split, Anthrax, même Soulfly (deux titres reprises figurent sur une édition spéciale du premier album) et Machine Head ! J’ai même trouvé en faisant des recherches un groupe de sludge/drone qui reprend “Maimed and Slaughtered” ! Écoutez ça, c’est incroyable ! Mais ce sont surtout et logiquement dans les groupes de punk, d-beat, crust, etc. que l’on en trouvera en masse. On citera GBH, DOOM, Dissober, Driller Killer, Occultist, FxPxOx, et encore des tonnes et des tonnes de groupes ! Dans le monde du grind on trouve aussi les reprises par Brutal Truth, Napalm Death ou Nasum.
Mais fini le name-dropping, tapez juste “discharge cover” sur YouTube et noyez-vous sous la masse de groupes ayant rendu hommage à Discharge.

Maintenant (allez, c’est presque fini !) parlons du grave new beat. À la tête de ce mouvement très très underground se trouve le groupe anglais Thisclose, qui associe à sa musique d-beat un chant à la façon de l’album Grave New World dont j’ai parlé précédemment. D’où l’étiquette ! Prenons cet LP comme échantillon: sorti en 2014, One Foot in the Grave met en évidence son d-beat bien vénère et le chant ridiculement glam qui apporte une côté noisy à leur musique. Attention quand même au mal de tête, c’est pas évident comme truc.
À noter que non seulement la pochette de l’album rend hommage à Discharge de par sa police de logo et son artwork en quatre images, façon Hear Nothing See Nothing Say Nothing bien évidemment, mais le tag utilisé sur leurs releases et l’adresse de leur bandcamp contient le nombre 86, l’année de sortie de GNW.

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Enfin et en bonus, on pourrait traiter les groupes autoproclamés ou non “motörcharged”, comme le groupe de speed metal/punk italien Children of Technology, dont les principales influences sont donc Motörhead et Discharge.

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C’est fini pour ce dossier spécial Discharge, en espérant vous avoir diverti et fait découvrir des trucs, à la prochaine !

[LIVE-REPORT] The One Hundred & Crossfaith à l’Orange Bleue, 27 février 2016 + BONUS

 

  Ça s’annonçait vraiment bien. En première partie, un jeune groupe britannique du nom de The One Hundred, qui a sorti un EP en 2014 (présenté dans DTU n°3) proposant un melting pot de genres tels que l’electro, le metalcore et le rap. En tête d’affiche, Crossfaith, dont le nouvel album est paru au début du troisième quadrimestre 2015. Ouais, en septembre quoi. Ce nouvel album, XENO, est plus accessible, mais vraiment taillé pour le show avec tout ce qu’il faut pour faire bouger la petite foule présente ce 27 février.

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  On arrive avec mon ami qui m’a conduit vers 20 heures, la salle n’est pas ouverte, on distribue des flyers pour un concert et pour un forum; la salle ouvre vers 20 heures 35, le moment pour moi de découvrir l’Orange Bleue, une bien belle salle ! La scène et le floor sont visibles dès les premiers pas dans le lieu, au second plan après le bar, qui passait du Madball et du du Sick of it All et qui se trouvait en face du stand de marchandising.

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  Débarquent sur scène vers 21 heures ces jeunes anglais de TOH qui sortent de leur pays originel pour la première fois. Leur set d’une trentaine de minutes est assez énergique pour chauffer la salle. Le show commence sur le titre electrocore “Kingsmen” qui nous met direct dans l’ambiance. On sait qu’on va bien bouger ce soir. Les gars nous jouent tout leur EP Subculture et y ajoutent un ou deux nouveaux morceaux, je ne me souviens pas vraiment. Cependant les morceaux que je connaissais (donc ceux de leur EP) me font bien bouger, et la fosse aussi, qui n’est pas forcément des meilleures au niveau du pit, parce que bon, entre autres, slammer sur “Unleashed” leur titre relativement mélodique et peu propice à ça, c’est pas bon signe. Mais bon, en y faisant abstraction, ça passe. “Breed” est lourde, pas autant que je l’attendais, mais lourde. Le chanteur, dont le style vestimentaire en rebuterait certains (t-shirt long, slim, casquette à l’envers) se sent bien à l’aise dans son chant varié. Les musiciens, plutôt figés en revanche, et ce n’est pas forcément un reproche, jouent leur musique carrément, et c’est l’essentiel, la fosse remue bien, jusqu’à la fin avec par exemple “Downfall” aux sonorités drum’n’bass qui est bien reproduite sur scène. The One Hundred sont bien contents de notre accueil. D’après les dires du chanteur durant et après le concert, “c’est pas pareil qu’en Angleterre”, on est “moins timides” (je crois que c’est ce qu’il a dit). Nous aussi on est content d’avoir vu ce groupe qui, espérons, grandira en notoriété (mais pas trop hein, faudrait pas que ça devienne un groupe commercial-nul, enfin ne soyons pas pessimistes).

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  Après une pause ni trop courte, ni trop longue, le temps d’aller boire et faire une photo avec le chanteur de TOH qui est super sympa, arrivent les japonais de Crossfaith, que j’attendais vraiment pour voir les titres de leur dernier album que je trouve pour la plupart super et addictifs, passer au filtre “en concert c’est toujours mieux”. Et effectivement, c’est le cas. Le concert commence avec “System X” une petite intro electro suivie comme sur leur dernier album de “Xeno” qui, comme avec The One Hundred, a son petit effet dès les premières notes. Sont joués plusieurs morceaux de cet album, “Raise Your Voice” qui nous fait particper au refrain, “Wildfire” qui est originellement chanté en featuring avec Benji Webbe de Skindred, mais ses parties vocales sont assurées par le clavériste, “Devil’s Party”, “Ghost in the Mirror”, de quoi faire bien jumper quoi ! Ouais, je laisse vite tomber le mosh, étant pourri par un ou deux qui se croient forts(que tu vois après se croire sur un gros breakdown alors que c’est une chanson plutôt mélodique à ce moment-là, bref) mais j’ai participé aux walls of death au nombre de six sauf erreur de ma part, aux circle pits niqués par des gars à contresens, j’ai tenté de faire du 2-step sur les moments propices, j’ai jumpé… C’est du sport un concert de Crossfaith ! Il faut dire que le groupe t’en donne envie, c’est énergique et énergisant, leur metalcore électronique, mélodique et/ou groovy, ne laisse pas indifférent, et permet au public de ressentir la musique comme il le souhaite, que ce soit en jumpant grâce au côté electro, en moshant sur ce metalcore, en tous cas il semble difficile de ne pas résister à ce punch fourni par Kento Koie et sa bande. Pour revenir à la setlist, on y trouve aussi “Photosphere”, “Scarlett” et pour finir “Countdown to Hell” le dernier morceau sur lequel Kento nous fait faire deux walls of death. On a même pas droit à une pause du style “Tears Fall”, mais il reste un chouïa d’énergie en nous, alors encore assoiffés de leur electrocore, le rappel est opéré et le batteur Tastuya Amano vient nous faire un solo de batterie super stylé qui précède une reprise de “Omen” de The Prodigy. Lourd ! Et enfin comme vrai dernier morceau, “Monolith” qui est je pense leur morceau le plus connu. Un set qui dure au final 1 heure et demie, le tout avec un très bon son (ce qui vaut pour les deux groupes) ! Crossfaith c’est une expérience à vivre.

  Une super soirée qui se finit personnellement par l’achat d’un bracelet TOH et une photo avec le chanteur, le batteur et le guitariste de Crossfaith.

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BONUS: CHRONIQUE DE XENO !

  Crossfaith c’est pour moi LE groupe de metalcore japonais, pas forcément parce que ce sont les meilleurs, mais parce que ce sont sûrement les plus connus. De ce que je sais, le groupe a débarqué en 2008-2009 avec une démo et un album proposant un metalcore basique, cliché voire emo, avec des sonorités électroniques sympas mais peu mises en avant. Sort deux ans plus tard leur deuxième album, montrant une musique moins adolescente (parce que oui, ils ont commencé jeunes), plus electrocore/groove mélodique, qui les fit monter en notoriété et participer à des festivals de plus en plus grands, chose qui n’a cessé d’augmenter avec la sortie de l’EP Zion en 2012 et de l’album Apocalyze en 2013. Maintenant, Crossfaith est un grand groupe, si on prend en considération le fait que peu de groupes créés dans les dix dernières années sont devenus énormes. Du fait de cette notoriété, il fallait s’attendre à un son plus mainstream, ce qui n’est pas forcément quelque chose de négatif.

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  Dès la moitié de l’intro “System X”, qui dure 1 minute 35, t’as déjà envie de danser. C’est un son qui ferait danser bien du monde. Elle précède le titre “Xeno”, un morceau purement electrocore avec des sonorités groove metal mélodique se rapprochant d’un Soilwork, période Figure #5/Stabbing The Drama notamment. Les deux tiers de l’album seront ainsi plus ou moins dans cette lignée. Une bonne partie de ces morceaux comportent un chant scream sur le couplet et un chant clean lors du refrain, avec comme exemples “Devil’s Party” ou “Ghost in the Mirror”. Mais il y a aussi le titre “Dystopia” qui lui scream tout au long de la chanson et martèle au passage, ou “Paint it Black” qui n’est pas un morceau repris des Rolling Stones, mais un morceau au couplet clean et au refrain en scream qui martèle bien aussi.
  Ne t’en fais pas, si certaines parties de ces titres ne te suffisent pas pour te bouger, il y a toujours “Raise Your Voice” pour chanter le refrain à tue-tête, ou bien évidemment le morceau de… dance-zouk-ragga-core (nan je suis sérieux) “Wildfire” en compagnie de Benji Webbe de Skindred qui fera danser quasiment n’importe qui (sauf toi, pauvre élitiste que tu es).
  Mais revenons à la batterie, et aux autres instruments. Les parties de batterie à double pédale sont peu nombreuses mais bien placées, lors du refrain de “Raise Your Voice” ou sur “Vanguard”, ce morceau un tiers sombre et deux tiers mélodique. Le synthétiseur est bien présent et fait plaisir à entendre, suivant à la perfection les parties énervées et les refrains ou autres parties mélodiques, tout comme les breaks, pour apporter une dimension moderne à l’image de l’artwork.
  Passons à la partie purement mélodique de l’album, entravée par “Paint it Black” mais qui commence avec “Tears Fall” un morceau lent, en chant clean, ça rappelle l’adolescence, tu sais quand t’écoutais du Bullet for my Valentine. Ensuite il y a “Vanguard” qui comme d’autres parties de l’album me rappelle Soilwork. Puis vient “Calm the Storm”, le calme après la tempête (Oui bon elle était facile celle-là). Tout en chant clair, ce titre amorce une ambiance en opposition à la déflagration d’electrocore foutue auparavant. Et enfin “Astral Heaven” clôt l’album avec de l’electro futuriste et mélodique.

  En gros, Xeno est un bon défouloir, varié mais pas trop, pas excessivement long et peu difficile à écouter si le metalcore ne vous dérange pas. En tous cas, je conseille et recommande XENO à qui le veut.

Digging The Underground n°3

Du gros son aujourd’hui !

AD NAUSEAM – Nihil Quam Vacuitas Ordinatum Est (2015)

Ad Nauseam est un groupe italien qui pratique un death technique chaotique et hallucinant, qu’on pourrait décrire par les paroles du sixième titre “Lost in the Antiverse” : I’m floating motionless in the void, where darkness had become cold light.” Au début tu vas te dire “Mais what?” et au fur et à mesure (oui, parce que ça m’étonnerait que tu arrives à t’extirper de ce… truc) tu vas te dire “MAIS WHAAAAT !?” L’album t’embarque dans un chaos expérimenté par de multiples blasts et autres changements rythmiques, voire un entre-deux titres flippant au violon (la fin de “Into the Void Eye” jusqu’au début de “Terror Haze”). Une expérience extrême à essayer.

http://lavadome.bandcamp.com/album/nihil-quam-vacuitas-ordinatum-est

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CHIKATILO – Lost (2015)

Bon, Chikatilo déjà ça vient d’un des tueurs en série les plus meurtriers du 20ème siècle. On passera sur les divers actes commis par le gars, pour se concentrer sur la musique proposée ici par ces belges. On est sur du slamming beatdown. Ouais, en gros un mélange de slamming death metal et de beatdown hardcore. C’est pour vous dire la brutalité du truc: on se fait tabasser par des riffs lourds, un chant oscillant entre la lourdeur du beatdown et la brutalité du slam death, des breaks de dingue. Ajoutez à ça trois featurings: un avec le chanteur de Epicardiectomy, un avec celui de Parasitic Ejaculation et un avec celui d’Ingested, au calme.

http://chikatilo.bandcamp.com/album/lost

INVINCIBLE FORCE – Satan Rebellion Metal (2015)

Eux ils tirent leur nom d’une chanson de Destruction. Et tu peux pas faire plus cliché comme nom d’album. Mais bon, c’est pas le principal, car le black/thrash/death que nous fournissent les chiliens de Invincible Force fait le boulot. Des riffs thrash obscurs et efficaces auxquels s’ajoute un chant black/death et quelques envolées de batterie (comprendre blast bleats) composent cet album, à ranger dans ta section “bons albums extrêmes latino-américains”. À noter la pochette de l’album par Mark Riddick.

http://darkdescentrecords.com/album/satan-rebellion-metal

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RAPTURE – Crimes Against Humanity (2015)

En Grèce, ils ont une putain de scène thrash actuellement. Bio-Cancer, Suicidal Angels, Biotoxic Warfare, Chronosphere, et bien d’autres. Créé en 2012, Rapture débarque en 2015 avec sa troisième sortie/son premier album. Un très bon album de thrash/death avec des influences plutôt old school. À travers ce Crimes Against Humanity, on trouve des riffs thrash hyper efficaces, de la vélocité façon Dark Angel sur son premier album, des breaks hyper bien placés (“Borderline Disorder”, “As Darkness Falls”), des débordements sur le death metal avec la reprise de “Born Dead” de Death, les growls sur “Transorbital Lobotomy”, “As Darkness Falls” et “Spiritual Paralysis”, ou encore “Sadistic Shredding of Skin” qui illustre le mieux cette dualité thrash/death avec des blasts et un riff final (qui clôture l’album) très swedish death metal. Un album frais, bien placé entre le old school et le moderne, avec des titres variés.

http://witchesbrewthrashes.bandcamp.com/album/crimes-against-humanity-2

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ADRENALIZED – Tales From The Last Generation (2013)

Dans la veine d’un Propagandhi, les espagnols d’Adrenalized nous proposent, pour faire court, du thrashy melodic hardcore. Du hardcore mélodique, énergique et rapide, tel est le son de ce TFTLG.

http://adrenalized.bandcamp.com/album/tales-from-the-last-generation-2

THE ONE HUNDRED – Subculture EP (2014)

L’unique sortie du groupe britannique. La musique que TOH nous balance est un concentré de genres musicaux modernes que sont le rap, l’electronic et le metalcore, et le résultat est juste putain d’addictif ! Du rapcore ultra-vénère (“Breed”), de l’electrocore hyper efficace façon Crossfaith (“Kingsmen”), de la mélodie (“Unleashed”), voici le panel moderne proposé par The One Hundred. L’énergie développée dans cet EP par la volonté du chanteur d’allier rap et screams, les synthés electro et les riffs -core catchy donne envie de danser, jumper, bouger son boule. À consommer sans modération.

Lien de l’EP sur YouTube parce qu’il est pas sur Bandcamp

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En espérant vous avoir apporté du lourd, je vous dis à la prochaine !

Digging The Underground n°2

COLLISION – Satanic Surgery (2016)

Collision c’est un groupe de grindcore néérlandais, mais pas que.
C’est du grindcore influencé par le thrash metal, entre autres. Et comme leur album précédent (A Healthy Dose of Death), cet album tout fraîchement sorti dissimule fièrement ses influences thrash et hardcore. En même pas une demi-heure, ce truc va te blaster à la tronche, te thrasher à la tronche (ça veut strictement rien dire.), te gueuler à la tronche. Je le recommande aux amateurs de grind ou encore de crossover.

https://collisiongrind.bandcamp.com/album/satanic-surgery

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ANGEL DU$T
Angel Du$t est un groupe de skate punk de Baltimore, Maryland qui tourne souvent avec des groupes principalement hardcore. Un EP de 10 minutes en 2013 et un album de 18 minutes l’année suivante constituent leur actuelle discographie. Deux galettes sympathiques de skate punk donc.

Xtra Raw (2013): https://reactrecords.bandcamp.com/album/xtra-raw

AD (2014): https://reactrecords.bandcamp.com/album/a-d

CIGARETTES AFTER SEX – I. (2012)

Passons à du beaucoup plus calme. Je vous propose de la dream pop de Brooklyn. Eh ouais ! Alors on est en gros sur un mélange de pop à la Lana Del Rey et de shoegaze; c’est lent, la chanteuse nous offre une voix douce, il y a de la reverb, ce qui donne l’impression d’être dans une grande salle de concert, tout seul, face au groupe. L’EP I. est court, il dure moins de 20 minutes, alors ça mérite un petit coup d’oreille.

“Name your price” download: https://cigarettesaftersex.bandcamp.com/album/i

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GOT DAMAGE – Digital Smoke Signals (2013)

Alors Got Damage c’est un duo rap californien en marge de ce qu’on a l’habitude d’entendre. Pour citer leurs dires, “GD emmène les auditeurs dans un voyage à travers un univers mystique où la nature rencontre la technologie et le passé rencontre le futur. Pliant et remodelant les frontières du hip-hop avec un son psychédélique numérique et des paysages sonores distordus, GD crée une ambiance innovante et authentique.”
Ouais j’aime bien citer quand je trouve pas vraiment comment parler d’un truc.

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https://gotdamage.bandcamp.com/album/digital-smoke-signals

[Chronique dépoussiérée] Svengali – Theory of Mind

La chronique qui suit a été écrite en 2015, quel mois ? Je sais même plus. Mais plutôt que de la jeter, je vous la propose ici, telle quelle. Soyé indulgen car je sui pa le meyeur en la mattiaire svp

Svengali est un jeune groupe émirati…
Déjà on part sur quelque chose d’original, au vu du nombre de groupes (de metal) venant de ce coin, s’élevant à quelques dizaines. Svengali est donc un groupe de Dubaï, créé en 2013 et qui a imposé son style à une petite communauté en 2014 avec un EP intitulé Unscathed, présentant un metalcore mélodique aux sonorités industrielles qui m’avait fortement plu. J’avais donc une petite hype lorsque j’ai appris qu’un album allait sortir, une hype qui a diminué à la vue de sa pochette, mais c’est une autre histoire.

Svengali a décidé de garder sa recette, à savoir leur metalcore principalement mid-tempo avec des sonorités industrielles notamment au niveau de la batterie, qui frappe bien et apporte un côté martial aux compos, qui sont au nombre de 13 pour une durée totale de 54 minutes. On remarque aussi quelques touches éléctroniques et de rares autotunes, mais la face indus s’arrête là. Les riffs sont tantôt incisifs, tantôt mélodiques, parfois plus techniques (“Floodgates”), à l’image du diptyque vocal caractérisé par le chant rauque du chanteur et la voix clean du guitatriste, en marge de ce qui se fait dans le metalcore habituellement. Par-dessus cette opposition rage/mélodie déjà présente sur leur EP, le quintette se permet d’expérimenter, d’apporter des atmosphères prenantes à plusieurs reprises (“Inertia”, “Pray for Sanity”).

Theory of Mind tient la route malgré ses 50 bonnes minutes avec sa recette metalcore fraîche et mélodique et dont on entendra rarement un égal.

Pour écouter l’album sur Bandcamp: https://svengalimusic.bandcamp.com/album/theory-of-mind

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Digging The Underground

BIM ! C’est le retour auquel tu t’attendais pas, et tu t’en fous avoue, mais bref, je suis là avec un nouvel article au nom pas original dans lequel je vais présenter de tout et n’importe quoi, underground bien sûr, un groupe ou un album.
On commence de suite !

EX DEMENTIA

Ex Dementia est un groupe américain de death metal glauque inspiré par des grands du genre comme Autopsy, Abscess,etc. et aussi du thrash, et tout ça se ressent dans cette musique aux lyrics gore qui caractérise les sorties des New-Jersiais, qui sont au nombre de 4.

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Actif depuis 2005, le trio sort une démo autoproduite en 2006, qui dure 10 minutes et qui pose les bases: un death/thrash qui fait bouger la tête, qui sonne old school, c’est un peu la version thrash d’Exhumed en fait. Un an plus tard sort Thou Shall Repulse, leur premier album, chez Kitchen Vomit Records, label orienté gore metal. Plus propre que la démo (normal) mais toujours old school, l’album dure 21 minutes. Et ouais, et le second et dernier album en date, The Red Mass, sorti en 2009 après un EP, dure 24 minutes. Concis, gore et efficace, c’est ça Ex Dementia pour faire court.
Notes: ils ont déjà repris du SOD et du Venom, et Chris Reifert a fait une apparition sur Mud And Blood, du dernier album.

Leur Bandcamp: http://exdementia.bandcamp.com/

VOETSEK – Infernal Command (2008)

Bon, “Voetsek” ça veut “fuck off” dans je sais pas quel patois. Déjà on peut à peu près se situer “musicalement”.
Le groupe en question joue effectivement un genre de crossover thrash de chtarbé, on peut se le dire. C’est un groupe californien, dans l’univers de Tankcrimes Records (le batteur est celui qui gère le label, le guitariste fait partie de Ghoul, etc.). Si je ne parle que d’un album ici, c’est parce que je connais peu les sorties précédentes. Elles semblent dans la veine fastcore, une veine qui alimente également cet album. Des bons riffs, du thrash, du hardcore, des chansons ayant du mal à dépasser la minute 30 (6 titres sur 17 dépassent le seuil), ça valdingue, la chanteuse (oui) gueule comme une tarée. À réserver aux fans de crossover et grind/fast/powerviolence.
Tenez, un lien pour l’écouter voire le télécharger au prix de… ce que vous voulez ! http://downloads.tankcrimes.com/album/infernal-command

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$uicideBoy$ – How The Moon’s Rising (2015)

C’est court, autant l’album que les chansons, qui durent en moyenne 2 minutes. HTMR est un petit coup de coeur, c’est du trap rap de New Orleans, parfois planant, parfois flippant, toujours prenant. Un bon petit album à se faire n’importe quand.
http://suicideboys.bandcamp.com/album/now-the-moons-rising

TÖXIK DEATH – Speed Metal Hell (2014)

Direction la Norvège, pour s’écouter du bon black/speed metal parsemé de thrash et de d-beat/punk qui parle de la mort, de l’enfer, de thrash, de punk et de speed metal. Bah quoi, pourquoi se faire chier quand on officie dans ce genre de trucs ? L’album, malgré un son pas génial mais qui donne un charme au style joué, fait bien bouger la tête et c’est ce qu’on recherche dans un album pareil.
Bien sympa.

http://toxikdeath.bandcamp.com/album/speed-metal-hell-2

SLASHER DAVE – Spookhouse (2013)

Slasher Dave, c’est un musicien et chanteur metal, fortement influencé par les films d’horreur, les trucs d’Halloween, tout ça tout ça, la preuve avec ses groupes Acid Witch (que tu te dois de connaître) et Horrific (un peu plus dispensable), entre autres. En plus de ça, le gars a son projet solo, dans lequel il joue de la musique d’horreur synthétisée. Je pourrais pas vous en dire plus, mais si des gens sont intéressés, c’est ici que ça se passe. http://bellyacherecords.bandcamp.com/album/spookhouse