News From The Moshpit n°14

LES NEWS
Havok (thrash metal – USA) prévoient de sortir un album en fin d’année.

●Même chose chez Insanity Alert ! (crossover – Autriche). Moshburger sortira en automne 2016 chez This Charming Man Records. Il sera masterisé par Joel Grind de Toxic Holocaust.

Joke It! (crossover – Italie) travaillent sur de nouveaux titres. Plus de news à venir. 

Harlott (thrash metal – Australie) sont déjà en train d’enregistrer leur troisième album, Proliferation étant sorti en 2015.

LA GALERIE PHOTO

●Anthrax les gars ! On peut noter (en plus de la classe des new-yorkais) le tee shirt Legacy (pré-Testament) que porte Scott Ian.

●Un tatouage Violator !

LES SORTIES À PRÉVOIR

•Le groupe de thrash italien National Suicide sortira son deuxième album, Anotheround, le 22 juillet. Il sortira chez Scarlet Records en format CD, vinyle et digital. Un premier extrait se trouve ici.

•Les thrashers grecs de Riffobia leur second album le 25 juillet, on n’a pas plus d’infos mais on a un extrait !

•Deuxième album également chez les brésiliens de Orgasmo de Porco sortira en format cassette le 26 juillet chez un label local. Cependant, il est déjà écoutable sur YouTube ! C’est ici ! Du thrash/crossover/groove.

Avenger Of Blood (thrash metal – USA) sortent quant à eux leur troisième album le 29 juillet. La pochette est un mélange des pochettes de ses deux prédécesseurs.

 

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Les chroniques des potos #3: Zonata – Reality

Groupe: Zonata

Album : Reality

Année : 2001

Genre : Neoclassical Power Metal

Nationalité : Suède – Borås (Västergötland)

Deux ans après leur premier opus intitulé “Tunes of Steel”, plutôt favorablement accueilli par la critique bien que resté très underground, le timide quintet de Zonata dévoile au grand jour sa seconde œuvre, “Reality”. Si l’album précédent avait plu de par ses sonorités rappelant le Heavy/Power allemand qui a tant fait parler de lui à la fin des années 80, le groupe mise cette fois-ci sur la mélodie. Ils optent, avec  “Reality”, pour un son de guitare moins marqué, un jeu moins frénétique, mettant davantage en avant les claviers et les mélodies de certains morceaux. Autant de changements que de points en leur faveur, en somme!

Je me tente, cette fois-ci, à faire quelque chose de profondément répugné par bon nombre de chroniqueurs (et on les comprend), à savoir faire presque du track-by-track tant les chansons sont différentes les unes des autres. Loin de moi l’idée de faire un catalogue énumératif de ce qui est bien ou pas! L’idée, ici, sera d’isoler certaines chansons pour en parler en détails et de les comparer avec d’autres semblables. Sur ces quelques précautions, plongeons-nous pleinement dans l’œuvre des frères Nyberg.

De prime abord, l’album se contredit de par son visuel, entre le titre “Reality” et la pochette. L’un, dont les paroles dudit titre font références aux catastrophes causées par l’homme, est extrêmement terre-à-terre (et donc porte bien son nom), tandis que l’autre, dessinée par Derek Riggs (créateur de la mascotte Eddie des cultissimes Iron Maiden), nous offre une vision plus “fantaisiste” de cette réalité. Deux astres, dans le ciel, une ville, sur la gauche, protégée par des remparts semblables à ceux de la Renaissance et des aéronefs, dans le ciel, rappelant le mouvement Steampunk. Au travers de cette pochette, tout est donc fait pour laisser l’esprit s’échapper dans un monde fictif, mais le discret titre “Reality” est là pour nous faire revenir… à la réalité.

On peut établir deux catégories pour cet album: l’une comprenant les titres sonnants Heavy et presque épiques, l’autre comprenant ceux plus mélodiques, lents, presque atmosphériques. Néanmoins, dans les deux cas, on retrouve l’énergétique set de batterie de Mikael Hornqvist (cette dernière caractéristique étant un des traits principaux de Zonata). Dans les deux cas on retrouve des claviers, instrument central de cet album.

Le titre “Reality”, premier de l’album, est un de ceux appartenant à la première catégorie. Bref, lourd, mélodique, rappelant les titres du précédent album, la voix aiguë de Johannes Nyberg nous plonge directement dans le vif grâce aux excellentes et entrainantes mélodies, qu’il s’agisse des couplets, du refrain ou même de la dernière phrase, à part, en toute fin de morceau. Et malgré un titre dominé par les puissants riffs de guitare, les claviers arrivent à se dégager une place en milieu de chanson pour nous offrir un magnifique solo.

Cet aspect Heavy accompagné d’excellentes mélodies vocales saupoudré de quelques notes de clavier non déplaisantes est renforcé dans la chanson d’après, “Divided We Stand” qui débute immédiatement par le premier couplet, sans formes d’introductions. On retrouve également cette plongée brutale dans “Hollow Rain”, une chanson aux paroles dépressives qui se dépêche de chanter tout son texte en moins d’une minute avant de laisser place à presque trois minutes d’instrumental assez plaisant.

D’autres titres nous offrent, cette fois-ci, une présence accrue des claviers et une technicité supérieure de la part des guitares. C’est le cas de “Illusion of Madness” qui nous prouve que John Nyberg (à ne pas confondre avec Johannes Nyberg, aux claviers et au chant!) sait parfaitement maitriser son instrument et s’intégrer dans le mouvement néoclassique. Quant aux claviers, ils nous offrent tantôt un mélodique (mais trop court) solo tantôt un riff déchainé (lors du main riff, au début).

On pourrait consacrer un paragraphe entier sur la mélancolie de certaines musiques, que cela soit dans les paroles, dans la mélodie ou tout simplement dans le rythme de la chanson. Je viens d’évoquer la correcte « Hollow Rain », mais je pourrai parler des quatre excellentes (voire parfaites!) « Symphony of the Night », « Dimension to Freedom », « Life? » et « Wheel of Life ». La première, ma petite préférée, est quelque peu dynamique par moments tout en créant une atmosphère quelque peu triste, mélancolique, marquée par le chant de Mr Nyberg. Il s’agit d’ailleurs d’une des seules chansons de l’album (hélas) où la basse à un réel intérêt, apportant sa propre touche à certains passages. Enfin, après un ultime refrain, la chanson se poursuit en une longue instrumentale, enchaînant les bons solos, avant de conclure discrètement, de manière sobre et sèche – cet outro étant, à mon goût, la mieux réussie de toute l’œuvre). Pour la seconde, c’est l’inverse: une très longue et magnifique introduction, très largement dominé par ces magnifiques claviers aériens qui donnent une dimension atmosphérique, presque rêveuse à l’album. Introduction appuyée de temps à autres par les guitares ainsi que le bon set de batterie, et qui n’est pas de trop. Mais le vrai potentiel de ces deux derniers instruments n’est révélé qu’à la moitié de la chanson, à la fin de l’introduction. Les guitares se lâchent et enchaînent, à un rythme quelque peu soutenu, quelques mélodies magnifiques, alternant avec le chant mélancolique – mais beaucoup plus chargé d’espoir que dans « Symphony of the Night » ou « Hollow Rain ». Au final un enchaînement relativement rapide de guitares et de chants, avant de conclure un peu plus lentement.

« Life? » et « Wheel of Life » sont marquée par un tempo nettement plus lent que les autres chansons. On pourrait presque parler ici de balades. La première peut, elle aussi, être découpée en deux parties. La première, qui constitue la majeure partie de la chanson, regroupe toutes les paroles ainsi que les lents power chords pour appuyer ce chant. La deuxième débute aux environs de la troisième minute et est purement instrumentale. Dominée par ce clavier aux mélodies magnifiques, nous offrant même un instant de grâce, un passage ne comportant uniquement que cet instrument atmosphérique, la chanson se finit sur cette même mélodie accélérée de plus en plus vite. Une des façons les plus originales de conclure un morceau.
Quant à « Wheel of Life », on retrouve cette même ambiance, lente, mélodique, pesante, accentuée par les claviers jouant lors de l’introduction des accords grave. On ressent ici une atmosphère proche de celle de certains groupe de Doom, dans le sens où l’on sent le jugement dernier arriver (bien que la chanson en elle même ne traite pas de ce sujet).

D’autres peuvent offrir un son quelque peu plus joyeux, avec des sons plus Heavy. C’est le cas de « Divided We Stand » comportant un très bon pré-refrain, et où toute la technicité des guitares se fait sentir. Cest également le cas de « Forever », marquée par une technicité accrue de la part de la guitare lead, en particulier lors du solo rappelant fortement les sonorités néoclassique de ses prédécesseurs. Enfin, on peut citer « Gate of Fear » qui nous offre une excellente dernière piste, aux paroles certes simplistes (un héros-sans-peurs qui va tuer un dragon que personne n’a jamais osé approcher pour son trésor) mais aux sonorités joyeuses et entraînantes, bouclant malgré tout l’album sur une note plus que positive.

Avec « Reality », qui offre globalement une qualité de sons plus que satisfaisante pour son époque, le quintet Zonata nous offre un fort agréable album qui s’écoute sous plusieurs humeurs. Tantôt joyeux, tantôt mélancoliques ou tantôt rêveurs, les onze titres de ce chef-d’oeuvre plaira a une large palette d’amateurs de Power. Que ça soit du Heavy pur et dur à la Helloween ou Iron Savior, au Mélodique et fantastique à la Morifade, ou bien même aux sonorités néoclassiques rappelant certains morceaux de Versailles, chacun y trouvera sa part du gâteau. Ainsi, Zonata frappe fort dans le domaine du Power underground. Hélas, peut-être pas assez pour se détacher de leur scène locale car ce groupe n’alla nulle autre part qu’à la division, en 2003 – ou peut-être est-ce les regards qui, infortunément, ne se tournèrent jamais vers eux?

« Victim of night
Slave to my pride
Every new day has it’s change
Innocent lies
Our faith lies in time
Please understand.

Every fortune has it’s end
Think of this my friend
Even if you’re right within
Meet reality. »

– Symphony of the Night

Here they stand on the trail that gives eternal life
They have walked with sorrow in their souls
Side by side damned into eternal dark
Forever enslaved by twisted hearts. »

– Dimension to Freedom

« He tried to burn me with flames that came from his nose,
I have this armor that protects me from fire.
Cut up his stomach, out came this shiny stone.
Now I am tired and I will go home. »

– Gate of Fear

Membres: Mattias Asplund (basse), Mikael Hornqvist (batterie), John Nyberg (guitares), Johannes Nyberg (chant, claviers)

Cette chronique vous a été présentée pae Andi, un chroniqueur dont voici le blog: tunesofsteel.wordpress.com Des chroniques travaillées, dans divers genres (du Candlemass, du Revocation, du Aria,…)

:)

Fast’Chronique n°1

-Yo ! Ici Fast’Chronique, livraison à domicile de chroniques écrites à chaud, que voulez-vous commander ?
-Je voudrais un album de pop-prog metal aéro-mélodique, dans un menu “chronique pas trop longue”, s’il vous plaît.
-Ce sera tout ?
[…]

VOYAGER – V (2014)

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Voyager est un groupe australien roulant sa bosse depuis son premier album en 2003, quatre ans après sa formation. Ici, on parlera de V, le cinquième album, sorti indépendamment en 2014. Il dure presque 55 minutes et se compose de 13 titres.

Dès les deux premiers titres, que je trouve assez répétitifs (ceci étant la seule remarque négative de la chronique), Voyager nous dévoile un metal mélodique et progressif, beau et positif, avec une voix pop/easy listening. L’ensemble est aérien notamment grâce à ce chant clair et aux claviers.
Le troisième titre nous fait entendre la basse qui apporte du groove, les riffs sont hyper positifs, on trouve aussi un passage polyrythmique, témoignant d’une technicité parsemée intelligemment. De plus, le morceau met en place une diversité qui s’étale tout au long de l’album. Car la ligne directive de la mélodie est respectée mais Voyager s’en écarte pour éviter la linéarité et rester efficace sur la longueur. De ce fait, on trouvera trois morceaux qui font respirer l’album pourtant déjà facile d’écoute comme le morceau acoustique (au piano) “Summers Always Come Again”. On remarque également quelques rares variantes vocales: féminine sur “A Beautiful Mistake”, gutturale ou même autotunée sur “Orpheus”.
À cela s’ajoutent quelques passages plus énervés, comme les riffs des pistes “You, The Shallow” et “The Domination Game” qui sonnent metal moderne, ou le break final de “It’s A Wonder”.
Le synthé ne se fait pas oublier et maintient la musique aérienne sur bon nombre de titres.

V est un album facile d’accès et facile d’écoute, agréable car léger, et qui tient sur la longueur grâce à sa légèreté teintée de diversité.

[LIVE-REPORT] The One Hundred & Crossfaith à l’Orange Bleue, 27 février 2016 + BONUS

 

  Ça s’annonçait vraiment bien. En première partie, un jeune groupe britannique du nom de The One Hundred, qui a sorti un EP en 2014 (présenté dans DTU n°3) proposant un melting pot de genres tels que l’electro, le metalcore et le rap. En tête d’affiche, Crossfaith, dont le nouvel album est paru au début du troisième quadrimestre 2015. Ouais, en septembre quoi. Ce nouvel album, XENO, est plus accessible, mais vraiment taillé pour le show avec tout ce qu’il faut pour faire bouger la petite foule présente ce 27 février.

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  On arrive avec mon ami qui m’a conduit vers 20 heures, la salle n’est pas ouverte, on distribue des flyers pour un concert et pour un forum; la salle ouvre vers 20 heures 35, le moment pour moi de découvrir l’Orange Bleue, une bien belle salle ! La scène et le floor sont visibles dès les premiers pas dans le lieu, au second plan après le bar, qui passait du Madball et du du Sick of it All et qui se trouvait en face du stand de marchandising.

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  Débarquent sur scène vers 21 heures ces jeunes anglais de TOH qui sortent de leur pays originel pour la première fois. Leur set d’une trentaine de minutes est assez énergique pour chauffer la salle. Le show commence sur le titre electrocore “Kingsmen” qui nous met direct dans l’ambiance. On sait qu’on va bien bouger ce soir. Les gars nous jouent tout leur EP Subculture et y ajoutent un ou deux nouveaux morceaux, je ne me souviens pas vraiment. Cependant les morceaux que je connaissais (donc ceux de leur EP) me font bien bouger, et la fosse aussi, qui n’est pas forcément des meilleures au niveau du pit, parce que bon, entre autres, slammer sur “Unleashed” leur titre relativement mélodique et peu propice à ça, c’est pas bon signe. Mais bon, en y faisant abstraction, ça passe. “Breed” est lourde, pas autant que je l’attendais, mais lourde. Le chanteur, dont le style vestimentaire en rebuterait certains (t-shirt long, slim, casquette à l’envers) se sent bien à l’aise dans son chant varié. Les musiciens, plutôt figés en revanche, et ce n’est pas forcément un reproche, jouent leur musique carrément, et c’est l’essentiel, la fosse remue bien, jusqu’à la fin avec par exemple “Downfall” aux sonorités drum’n’bass qui est bien reproduite sur scène. The One Hundred sont bien contents de notre accueil. D’après les dires du chanteur durant et après le concert, “c’est pas pareil qu’en Angleterre”, on est “moins timides” (je crois que c’est ce qu’il a dit). Nous aussi on est content d’avoir vu ce groupe qui, espérons, grandira en notoriété (mais pas trop hein, faudrait pas que ça devienne un groupe commercial-nul, enfin ne soyons pas pessimistes).

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  Après une pause ni trop courte, ni trop longue, le temps d’aller boire et faire une photo avec le chanteur de TOH qui est super sympa, arrivent les japonais de Crossfaith, que j’attendais vraiment pour voir les titres de leur dernier album que je trouve pour la plupart super et addictifs, passer au filtre “en concert c’est toujours mieux”. Et effectivement, c’est le cas. Le concert commence avec “System X” une petite intro electro suivie comme sur leur dernier album de “Xeno” qui, comme avec The One Hundred, a son petit effet dès les premières notes. Sont joués plusieurs morceaux de cet album, “Raise Your Voice” qui nous fait particper au refrain, “Wildfire” qui est originellement chanté en featuring avec Benji Webbe de Skindred, mais ses parties vocales sont assurées par le clavériste, “Devil’s Party”, “Ghost in the Mirror”, de quoi faire bien jumper quoi ! Ouais, je laisse vite tomber le mosh, étant pourri par un ou deux qui se croient forts(que tu vois après se croire sur un gros breakdown alors que c’est une chanson plutôt mélodique à ce moment-là, bref) mais j’ai participé aux walls of death au nombre de six sauf erreur de ma part, aux circle pits niqués par des gars à contresens, j’ai tenté de faire du 2-step sur les moments propices, j’ai jumpé… C’est du sport un concert de Crossfaith ! Il faut dire que le groupe t’en donne envie, c’est énergique et énergisant, leur metalcore électronique, mélodique et/ou groovy, ne laisse pas indifférent, et permet au public de ressentir la musique comme il le souhaite, que ce soit en jumpant grâce au côté electro, en moshant sur ce metalcore, en tous cas il semble difficile de ne pas résister à ce punch fourni par Kento Koie et sa bande. Pour revenir à la setlist, on y trouve aussi “Photosphere”, “Scarlett” et pour finir “Countdown to Hell” le dernier morceau sur lequel Kento nous fait faire deux walls of death. On a même pas droit à une pause du style “Tears Fall”, mais il reste un chouïa d’énergie en nous, alors encore assoiffés de leur electrocore, le rappel est opéré et le batteur Tastuya Amano vient nous faire un solo de batterie super stylé qui précède une reprise de “Omen” de The Prodigy. Lourd ! Et enfin comme vrai dernier morceau, “Monolith” qui est je pense leur morceau le plus connu. Un set qui dure au final 1 heure et demie, le tout avec un très bon son (ce qui vaut pour les deux groupes) ! Crossfaith c’est une expérience à vivre.

  Une super soirée qui se finit personnellement par l’achat d’un bracelet TOH et une photo avec le chanteur, le batteur et le guitariste de Crossfaith.

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BONUS: CHRONIQUE DE XENO !

  Crossfaith c’est pour moi LE groupe de metalcore japonais, pas forcément parce que ce sont les meilleurs, mais parce que ce sont sûrement les plus connus. De ce que je sais, le groupe a débarqué en 2008-2009 avec une démo et un album proposant un metalcore basique, cliché voire emo, avec des sonorités électroniques sympas mais peu mises en avant. Sort deux ans plus tard leur deuxième album, montrant une musique moins adolescente (parce que oui, ils ont commencé jeunes), plus electrocore/groove mélodique, qui les fit monter en notoriété et participer à des festivals de plus en plus grands, chose qui n’a cessé d’augmenter avec la sortie de l’EP Zion en 2012 et de l’album Apocalyze en 2013. Maintenant, Crossfaith est un grand groupe, si on prend en considération le fait que peu de groupes créés dans les dix dernières années sont devenus énormes. Du fait de cette notoriété, il fallait s’attendre à un son plus mainstream, ce qui n’est pas forcément quelque chose de négatif.

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  Dès la moitié de l’intro “System X”, qui dure 1 minute 35, t’as déjà envie de danser. C’est un son qui ferait danser bien du monde. Elle précède le titre “Xeno”, un morceau purement electrocore avec des sonorités groove metal mélodique se rapprochant d’un Soilwork, période Figure #5/Stabbing The Drama notamment. Les deux tiers de l’album seront ainsi plus ou moins dans cette lignée. Une bonne partie de ces morceaux comportent un chant scream sur le couplet et un chant clean lors du refrain, avec comme exemples “Devil’s Party” ou “Ghost in the Mirror”. Mais il y a aussi le titre “Dystopia” qui lui scream tout au long de la chanson et martèle au passage, ou “Paint it Black” qui n’est pas un morceau repris des Rolling Stones, mais un morceau au couplet clean et au refrain en scream qui martèle bien aussi.
  Ne t’en fais pas, si certaines parties de ces titres ne te suffisent pas pour te bouger, il y a toujours “Raise Your Voice” pour chanter le refrain à tue-tête, ou bien évidemment le morceau de… dance-zouk-ragga-core (nan je suis sérieux) “Wildfire” en compagnie de Benji Webbe de Skindred qui fera danser quasiment n’importe qui (sauf toi, pauvre élitiste que tu es).
  Mais revenons à la batterie, et aux autres instruments. Les parties de batterie à double pédale sont peu nombreuses mais bien placées, lors du refrain de “Raise Your Voice” ou sur “Vanguard”, ce morceau un tiers sombre et deux tiers mélodique. Le synthétiseur est bien présent et fait plaisir à entendre, suivant à la perfection les parties énervées et les refrains ou autres parties mélodiques, tout comme les breaks, pour apporter une dimension moderne à l’image de l’artwork.
  Passons à la partie purement mélodique de l’album, entravée par “Paint it Black” mais qui commence avec “Tears Fall” un morceau lent, en chant clean, ça rappelle l’adolescence, tu sais quand t’écoutais du Bullet for my Valentine. Ensuite il y a “Vanguard” qui comme d’autres parties de l’album me rappelle Soilwork. Puis vient “Calm the Storm”, le calme après la tempête (Oui bon elle était facile celle-là). Tout en chant clair, ce titre amorce une ambiance en opposition à la déflagration d’electrocore foutue auparavant. Et enfin “Astral Heaven” clôt l’album avec de l’electro futuriste et mélodique.

  En gros, Xeno est un bon défouloir, varié mais pas trop, pas excessivement long et peu difficile à écouter si le metalcore ne vous dérange pas. En tous cas, je conseille et recommande XENO à qui le veut.

[Chronique dépoussiérée] Svengali – Theory of Mind

La chronique qui suit a été écrite en 2015, quel mois ? Je sais même plus. Mais plutôt que de la jeter, je vous la propose ici, telle quelle. Soyé indulgen car je sui pa le meyeur en la mattiaire svp

Svengali est un jeune groupe émirati…
Déjà on part sur quelque chose d’original, au vu du nombre de groupes (de metal) venant de ce coin, s’élevant à quelques dizaines. Svengali est donc un groupe de Dubaï, créé en 2013 et qui a imposé son style à une petite communauté en 2014 avec un EP intitulé Unscathed, présentant un metalcore mélodique aux sonorités industrielles qui m’avait fortement plu. J’avais donc une petite hype lorsque j’ai appris qu’un album allait sortir, une hype qui a diminué à la vue de sa pochette, mais c’est une autre histoire.

Svengali a décidé de garder sa recette, à savoir leur metalcore principalement mid-tempo avec des sonorités industrielles notamment au niveau de la batterie, qui frappe bien et apporte un côté martial aux compos, qui sont au nombre de 13 pour une durée totale de 54 minutes. On remarque aussi quelques touches éléctroniques et de rares autotunes, mais la face indus s’arrête là. Les riffs sont tantôt incisifs, tantôt mélodiques, parfois plus techniques (“Floodgates”), à l’image du diptyque vocal caractérisé par le chant rauque du chanteur et la voix clean du guitatriste, en marge de ce qui se fait dans le metalcore habituellement. Par-dessus cette opposition rage/mélodie déjà présente sur leur EP, le quintette se permet d’expérimenter, d’apporter des atmosphères prenantes à plusieurs reprises (“Inertia”, “Pray for Sanity”).

Theory of Mind tient la route malgré ses 50 bonnes minutes avec sa recette metalcore fraîche et mélodique et dont on entendra rarement un égal.

Pour écouter l’album sur Bandcamp: https://svengalimusic.bandcamp.com/album/theory-of-mind

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Digging The Underground

BIM ! C’est le retour auquel tu t’attendais pas, et tu t’en fous avoue, mais bref, je suis là avec un nouvel article au nom pas original dans lequel je vais présenter de tout et n’importe quoi, underground bien sûr, un groupe ou un album.
On commence de suite !

EX DEMENTIA

Ex Dementia est un groupe américain de death metal glauque inspiré par des grands du genre comme Autopsy, Abscess,etc. et aussi du thrash, et tout ça se ressent dans cette musique aux lyrics gore qui caractérise les sorties des New-Jersiais, qui sont au nombre de 4.

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Actif depuis 2005, le trio sort une démo autoproduite en 2006, qui dure 10 minutes et qui pose les bases: un death/thrash qui fait bouger la tête, qui sonne old school, c’est un peu la version thrash d’Exhumed en fait. Un an plus tard sort Thou Shall Repulse, leur premier album, chez Kitchen Vomit Records, label orienté gore metal. Plus propre que la démo (normal) mais toujours old school, l’album dure 21 minutes. Et ouais, et le second et dernier album en date, The Red Mass, sorti en 2009 après un EP, dure 24 minutes. Concis, gore et efficace, c’est ça Ex Dementia pour faire court.
Notes: ils ont déjà repris du SOD et du Venom, et Chris Reifert a fait une apparition sur Mud And Blood, du dernier album.

Leur Bandcamp: http://exdementia.bandcamp.com/

VOETSEK – Infernal Command (2008)

Bon, “Voetsek” ça veut “fuck off” dans je sais pas quel patois. Déjà on peut à peu près se situer “musicalement”.
Le groupe en question joue effectivement un genre de crossover thrash de chtarbé, on peut se le dire. C’est un groupe californien, dans l’univers de Tankcrimes Records (le batteur est celui qui gère le label, le guitariste fait partie de Ghoul, etc.). Si je ne parle que d’un album ici, c’est parce que je connais peu les sorties précédentes. Elles semblent dans la veine fastcore, une veine qui alimente également cet album. Des bons riffs, du thrash, du hardcore, des chansons ayant du mal à dépasser la minute 30 (6 titres sur 17 dépassent le seuil), ça valdingue, la chanteuse (oui) gueule comme une tarée. À réserver aux fans de crossover et grind/fast/powerviolence.
Tenez, un lien pour l’écouter voire le télécharger au prix de… ce que vous voulez ! http://downloads.tankcrimes.com/album/infernal-command

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$uicideBoy$ – How The Moon’s Rising (2015)

C’est court, autant l’album que les chansons, qui durent en moyenne 2 minutes. HTMR est un petit coup de coeur, c’est du trap rap de New Orleans, parfois planant, parfois flippant, toujours prenant. Un bon petit album à se faire n’importe quand.
http://suicideboys.bandcamp.com/album/now-the-moons-rising

TÖXIK DEATH – Speed Metal Hell (2014)

Direction la Norvège, pour s’écouter du bon black/speed metal parsemé de thrash et de d-beat/punk qui parle de la mort, de l’enfer, de thrash, de punk et de speed metal. Bah quoi, pourquoi se faire chier quand on officie dans ce genre de trucs ? L’album, malgré un son pas génial mais qui donne un charme au style joué, fait bien bouger la tête et c’est ce qu’on recherche dans un album pareil.
Bien sympa.

http://toxikdeath.bandcamp.com/album/speed-metal-hell-2

SLASHER DAVE – Spookhouse (2013)

Slasher Dave, c’est un musicien et chanteur metal, fortement influencé par les films d’horreur, les trucs d’Halloween, tout ça tout ça, la preuve avec ses groupes Acid Witch (que tu te dois de connaître) et Horrific (un peu plus dispensable), entre autres. En plus de ça, le gars a son projet solo, dans lequel il joue de la musique d’horreur synthétisée. Je pourrais pas vous en dire plus, mais si des gens sont intéressés, c’est ici que ça se passe. http://bellyacherecords.bandcamp.com/album/spookhouse

[Bandcamp] Les trucs gratuits/NYP n°9

Enfin le retour de cette série qui plaisait à certains d’entre vous ! Et comme ça fait longtemps, on met la dose les potes ! En espérant vous faire découvrir des trucs cools !

Nuclear Torment – 8-bit Death

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Type: EP
Genre: Thrash metal
Année: 2011
Pays: Suède
Durée: 6:59
Coût: gratuit

Nuclear Torment est un groupe de jeunes suédois qui fait du thrash metal lorgnant avec le crossover et qui parle de jeux vidéos et de licornes, ouais ! Ça n’empêche pas que leur EP est hyper efficace et on en redemande après ces 7 petites minutes.
Pour ceux qui reconnaissent, l’artwork est signé Andrei Bouzikov et je vous l’avais montré dans NFTM n°11.

Drawn In – A Higher Form Of Death

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Type: EP
Genre: Metallic hardcore/thrash
Année: 2014
Pays: UK
Durée: 13:57
Coût: name your price

Drawn In est un jeune groupe aussi, mais ce sont des anglais qui propose un hardcore thrashy qui casse des bouches et cet EP datant de septembre dernier est là pour en témoigner.

GraveRobber – Conscious Autopsy

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Type: EP
Genre: Death metal old-school
Année: 2014
Pays: Pays-Bas
Durée: 19:15
Coût: name your price

Là on est sur un EP de death hollandais bien old-school, bien crade, efficace, que dire de plus?

Spinebreaker – Hang The Huldra

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Type: EP
Genre: Metallic hardcore/Death/Doom metal
Année: 2013
Pays: USA
Durée: 17:56
Coût: name your price

Cet EP de Spinebreaker présente un metallic hardcore lent, bourrin, assez unique et qui vaut donc le détour.

Deathless Creation – Endless Source Of Power

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Type: EP
Genre: Thrash’n’roll/Groove metal
Année: 2013
Pays: Allemagne
Durée: 18:14
Coût: name your price

Deathless Creation c’est un bon mélange de thrash, de rock’n’roll et de groove et c’est frais, c’est pas commun, et ça pourrait plaîre à n’importe quel amateur de metal.

Planetary – Adventure

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Type: EP
Genre: Power metal instrumental
Année: 2013
Pays: USA
Durée: 24:25
Coût: gratuit

Planetary est un one-man band de power metal instrumental. L’EP Adventure a pour but de vous faire voyager à l’aide de mélodies simples mais qui fonctionnent. Bon allez, c’est gratuit, pourquoi ne pas essayer ?

Hopelorn – Golden Fields, Black Wings

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Type: EP
Genre: Blackened crust mélancholique
Année: 2011
Pays: Suède
Durée: 33:07
Coût: name your price

En effet, le blackened crust pratiqué par ce one-man band est agrémenté d’un côté mélancholique mis en place par les sonorités de guitare et la voix très criarde du multi-instrumentiste/chanteur.

Nekro Drunkz – Tyrants of Toilet Music

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Type: Album
Genre: Death/grind gore
Année: 2014
Pays: USA
Durée: 32:52
Coût: name your price

Changement radical d’ambiance, avec un groupe de death/grind appliquant une formule similaire à celle de Impetigo par exemple: blasts, chant vomitif, chant crié, passages plus punk à la Abscess,… Avis aux amateurs de gore metal !

ReaniManiacs – Undead Thrash Revenge!

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Type: Album
Genre: Crossover
Année: 2011
Pays: Italie
Durée: 25:27
Coût: gratuit

C’est furieux, c’est rapide, la basse est très présente et le tout est génial ! Du crossover bien vénère !

Overruled – Overruled

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Type: EP
Genre: Heavy/Speed metal
Année: 2013
Pays: Pays-Bas
Durée: 21:46
Coût: name your price

“Overruled is a combination of 80’s heavy, speed and thrash metal. […] a strong mix from catchy heavy metal ’till aggressive thrash metal makes this young formation an amazing experience in which old-school metal is brought in a refreshing way”. Quand la biographie fait le boulot sans trop vanter le groupe, pourquoi s’en priver ?

Support your scene ! n°1

Premier article de Support your scene, qui, vous l’aurez compris, a pour but de partager des bons groupes en tous genres de chez nous.
On commence tout de suite!

●FURYENS

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Furyens est un jeune groupe de thrash metal de Saint-Étienne créé en 2012. Il est composé de membres et ex-membres de Heavylution ( groupe de heavy / power metal qui vient d’ailleurs de sortir un album ) et d’un membre de Deathawaits.

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Pour citer leurs dires, ” le quatuor stéphanois puise son inspiration chez les plus grands : Testament pour la puissance, Annihilator pour la folie, Slayer pour la hargne et Exodus pour la satire grinçante. ” Le groupe a sorti un seul album, Barback Attack, disponible ici.

LEUR ACTU: Furyens cherche un batteur depuis début mai, et leur deuxième album est déjà composé à 75 %. Pour plus d’infos, go sur leur Facebook

●HERRSCHAFT

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Herrschaft est un groupe parisien d’electro/indus metal créé en 2004.
À travers un EP et deux albums, le trio nous propose un metal extrême au sonorités électroniques. Cependant les deux albums sont différenciables. Le premier, Tesla, sorti en avril 2008, est assez dansant, bien qu’obscur et criard, comme l’unique album des italiens de T3chn0ph0b1a (petite pub) qui est sorti quelques mois plus tard. Le deuxième album, qui s’intitule Les 12 Vertiges, est sorti cinq ans plus tard et semble plus introspectif, plus lent, “plus brut et plus pervers” (c’est eux qui l’ont dit).
Une compilation de remixes est également sortie en septembre 2014.
Tout ce dont je vous parle est trouvable sur leur bandcamp.

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LEUR ACTU: Pas grand chose, un single (qui propose un son différent au passage) est sorti en avril dernier, et les parisiens se produiront le 19 octobre au Glazart (à Paris) en compagnie de Hanzel Und Gretyl, Pavillon Rouge et Syndro-syS.

●STONEWITCH

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J’ai pas grand chose à dire sur Stonewitch. Je viens juste de découvrir ce groupe d’Angoulême qui pratique un Heavy/stoner groovy et qui a sorti un EP en septembre dernier, qui est en free download sur leur bandcamp.

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LEUR ACTU: Des t-shirts viennent juste de sortir!  Ça se passe sur Facebook

En espérant vous avoir donner envie d’écouter ces bons petits groupes, je vous dis à bientôt les potes !

À venir

Salut tout le monde, petit article pour dire ce qui va arriver sur le bloj, rien de fou mais je vais commencer et recommencer des séries:

●LES TRUCS GRATUITS/NAME YOUR PRICE: je vais me remettre à faire cette série car elle était appréciée !

●SUPPORT YOUR SCENE: Dans NFTM n°7 j’avais fait une rubrique portant ce nom, mais au final ce sera une série à part entière, comme ça je pourrai parler de groupes français en tous genres, parce qu’on a du bon aussi en France !

●LES ALBUMS LES PLUS DÉTESTÉS: C’est un nouveau concept qui consistera en une analyse et non une review des albums les moins bien notés, en se basant sur Metal Archives. Le but sera de déceler les raisons de ces critiques négatives. Je donnerai aussi mon avis mais ce ne sera pas le plus important.

Le blog sera donc un peu plus animé. À noter que seul News From The Moshpit aura une fréquence déterminée  (~ tous les mercredis comme d’habitude).

C’était la petite mise au point, un article sortira sûrement dans les jours à suivre, à bientôt !

[Bandcamp] Les trucs gratuits/NYP n°6

-Je suis de retour pour vous jouer un mauvais tour !
-Ouais ben t’es en retard alors à ta place je la fermerais !

Obsek – Traumatic Experiment
Type: Album
Genre: Death Metal/Metalcore
Année: 2010
Pays: Canada

Dans la tradition de Heaven Shall Burn ou encore Burgerkill, Obsek fait un mélange pêchu de metalcore, de deathcore et de death moderne avec des touches mélodiques. Y’a des blast beats, des breakdowns, c’est moderne mais pas hyperproduit, une belle réussite pour un premier album !
Traumatic Experiment

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Mutagenocide – Mutagenocide EP
Type: EP
Genre: Power/Groove/Thrash
Année: 2012
Pays: Royaume-Uni

Vous râlez parce que la scène metal évolue pas ? Prenez ça ! Vous avez déjà entendu quelque chose de similaire ? Là vous avez des compos (très (trop?)) longues et (très (trop?)) techniques avec un chant groovy qui me fait personnellemenr penser à l’album Low de Testament.
Mutagenocide EP

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Hot Graves – Fashion Victim
Type: EP
Genre: Black/Thrash/Crust
Année: 2013
Pays: USA

Alors pour faire simple et rapide, c’est un peu comme Toxic Holocaust mais en plus crust et avec un côté hipster.
Fashion Victim

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Faithreat – Faithreat
Type: Album
Genre: Thrash metal/Crossover
Année: 2013
Pays: Grèce

Ici on a des riffs thrash, un chant parfois thrash parfois hardcore, et une haine propre à la scène thrash grecque.
Faithreat

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Go-Zen – Hitoshizuku
Type: Album
Genre: Goregrind
Année: 2012
Pays: Japon

Go-Zen est un groupe qui s’est fait une bonne petite place dans la scène grind/goregrind avec une musique similaire à celle de Jig-Ai.
Hitoshizuku

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LA COMPIL DE LA SEMAINE: Disguised Masters Of Pain (Darknagar Records)

Ici y’a du doom, du death, du black, du brutal death, une chanson de thrash,…
Personnellement je suis pas fan de ce genre de compil’. Mais bon ça plaira sûrement à certains…
Disguised Masters Of Pain

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